CadremploiCadresOnlineJobfinanceJobvente
Vous êtes ici : AccueilActualitésDossiers emploi« À 50 ans, riche de compétences mais difficile de se reconvertir...»

Formation : commencez par un bilan de compétences

Vous avez quelques années d'expériences et souhaitez faire un point sur votre carrière ? Vous êtes demandeur d'emploi et cherchez votre voie ? Prenez un peu de recul et faites un bilan de compétences !

+ Taille du texte -

« À 50 ans, riche de compétences mais difficile de se reconvertir...»

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Martine, directrice de communication au chômage.

Après une formation d'attachée de presse, Martine intègre en 1978, la rédaction d'une revue spécialisée en urbanisme. À ce poste, elle a l'opportunité de passer un diplôme de journaliste dans le cadre de la formation professionnelle.

Dans les années 90, elle se tourne vers la communication des collectivités locales. Après une formation généraliste spécialisée en collectivités territoriales et un stage pratique dans une ville de la région parisienne, elle commence une « nouvelle carrière » à 37 ans. D'abord en tant que journaliste territorial, puis en gravissant « les échelons » pendant onze ans pour accéder aux responsabilités de directeur de la communication. Il y a deux ans, elle décide de changer de vie et de job. Témoignage.

Qu'est ce qui vous a conduit à demander un bilan de compétences ?

En octobre 2005, j'ai quitté Paris pour aller vivre à Nantes. Sans emploi, j'ai pensé qu'il était bon de réfléchir à ma carrière professionnelle. Avais-je vraiment envie de continuer dans la communication et particulièrement dans les collectivités territoriales ? N'avais-je pas envie de me réaliser autrement ? Pour y voir plus clair, je pensais que l'aide de professionnels ne serait pas superflue et qu'un bilan de compétence serait utile, voire indispensable pour bien réussir ma reconversion. Fin 2005, j'en ai donc parlé à ma conseillère APEC.

Quelle a été la réaction de votre conseiller ANPE ou APEC. Que vous a-t-il conseillé ?

J'ai obtenu le soutien total de ma conseillère Apec. Elle a bien compris qu'il ne s'agissait pas d'un caprice mais d'un réel besoin. Elle a donné un avis « très favorable » pour que je puisse obtenir ce bilan de compétence. L'Anpe a ensuite validé ma demande.

Comment avez-vous choisi votre centre de BC ?

Je n'ai pas eu un choix très vaste. L'Anpe m'a proposé deux cabinets. Ne connaissant ni l'un, ni l'autre, j'ai fait confiance à la conseillère qui m'a recommandé l'un des deux. Notamment parce qu'elle avait d'excellents retours sur les prestations d'une des consultantes de ce cabinet.

Comment s'est déroulé le BC en pratique ?

Réalisé entre janvier et mars 2006, ce bilan de compétences comprenait 20 heures d'entretien avec la consultante à raison de 2 heures toutes les semaines. Le bilan s'articulait autour de différents thèmes avec un protocole très sérieux. Les sujets abordés dans mes fiches de travail en témoignent : mes attentes, mon itinéraire professionnel, mes qualités, mes défauts, mes compétences et mes goûts, mes principales compétences, ma formation, mes réalisations professionnelles et extra professionnelles et mes savoir-faire, mes intérêts professionnels, les pistes possibles … Par ailleurs, les séances exigeaient un minimum de travail personnel à la maison. Je pense notamment au travail concernant la description de l'itinéraire professionnel. Plusieurs heures m'ont été nécessaires pour refaire ce parcours et pour répondre à toutes les questions posées. Il faut dire que je voulais aussi m'impliquer à fond et être la plus « honnête » possible.

Qui a payé ? Combien ça a coûté ?

L'Anpe a financé mon bilan, mais j'ignore totalement le coût de cette prestation.

Quelles pistes vous a-t-on proposé ? Sur quoi cela a débouché ?

Au fil des entretiens, deux pistes ont émergé. L'une totalement suggérée par la consultante à savoir : conseiller en développement culturel, l'autre qui me tenait à cœur : maître d'hôtel.

Avec le recul, je peux dire que ni l'une ni l'autre n'ont abouti.

Qu'en avez-vous pensé ?

J'ai vite compris qu'une reconversion professionnelle n'était pas évidente lorsqu'on approche les 50 ans. Après avoir décortiqué dans tous les sens son parcours, et regardé à la loupe, ses compétences, ses qualités, ses attentes, aidée par une consultante compétente, on finit bien sûr par avoir un « état des lieux » qui reflète bien la réalité. Mais il ne faut pas s'attendre à avoir de grandes révélations qui viendraient bouleverser sa future vie professionnelle !

Ajouter un commentaire

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier

Vous devez renseigner tous les champs :