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Aéronautique, ferroviaire et naval : où sont les jobs ?

La crise économique semble être une histoire ancienne pour les secteurs de l’aéronautique, du ferroviaire et du naval. Particulièrement dynamiques, les entreprises de ces filières lancent d’importantes campagnes de recrutement pour 2013. De quoi...

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Aéronautique : une pénurie d’ingénieurs préoccupante

Par Aurélie Tachot le | Réagir | soyez le premier à réagir

Dans la filière de l’aéronautique, les ingénieurs expérimentés manquent cruellement à l’appel. Et malgré les dispositifs innovants mis en place, ce sont surtout les petites entreprises, moins visibles que les grands groupes, qui en font les frais.

Comme beaucoup de secteurs industriels, celui de l’aéronautique est confronté à une pénurie d’ingénieurs. « De nombreux équipementiers formulent actuellement des intentions d’embauche qui ne se concrétisent pas, faute de candidats », confirme Philippe Dujaric, directeur adjoint aux affaires sociales et formation au sein du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Sans surprise, ce sont les PME qui sont les plus touchées par cette pénurie. D’après la fédération, près de 95 % d’entre elles ont au moins un ou deux postes à pourvoir qui ne trouvent pas preneurs. Le désintérêt des jeunes étudiants pour les formations longues et techniques, composées de phases d’apprentissage complexes, explique en partie cette pénurie. La fermeture de certains cursus engendre, lui aussi, des pertes de compétences définitives. Résultat : d’après le Gifas, certaines technologies complexes dans les matériaux et la furtivité ne sont actuellement maîtrisées que par un nombre restreint de spécialistes. « Les ingénieurs qualifiés dotés de compétences spécifiques en calculs de structure aéronautique sont, par exemple, peu nombreux sur le marché », illustre Xavier Héry, dirigeant du cabinet de recrutement Tholosia RH.

Des passerelles plus systématiques

Pour contrecarrer cette pénurie, les acteurs de la filière aéronautique se retroussent les manches. En plus de financer des formations initiales, les entreprises se tournent vers la filière automobile, actuellement en berne. L’équipementier Safran s’est récemment engagé à proposer 400 postes aux salariés de PSA. « Ces embauches concernent notamment les cadres, en particulier les ingénieurs conception composite et les ingénieurs architectes systèmes », précise Philippe Dujaric.

Pour assurer la pérennité des compétences, des dispositifs d’alternance partagée sont également mis sur pied, notamment par Safran et Thalès. « Il permet à un étudiant de débuter son apprentissage dans un grand groupe et de le terminer dans une PME. L’avantage pour cette dernière, c’est que la partie administrative de l’alternance est entièrement prise en charge par le groupe », explique-t-il. L’équipementier Sogerma, filiale d’EADS, a été l’un des premiers à recourir à ce dispositif mixte. « Une étudiante de l’ESTIA occupe actuellement un poste d’ingénieur au sein de notre équipe spécialisée dans l’amélioration continue. A partir de juin 2014, elle poursuivra son contrat chez notre sous-traitant Echeverria, où sa mission consistera en la mise en œuvre des chantiers lean », témoigne Philippe Enjelvin, directeur des ressources humaines. Si ces efforts sont louables, ils restent encore insuffisants, d’après Xavier Héry : « les entreprises devraient encourager la formation continue. Cela leur permettrait d’amener, par ce biais, leurs techniciens qualifiés au titre d’ingénieur. »,

Aurélie Tachot © Cadresonline – Mai 2013

 

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