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Énergie : un secteur qui carbure

Le secteur de l'énergie ne connaît pas la crise, notamment les filières pétrole, gaz et nucléaire qui embauchent à tour de bras. Grands groupes, sociétés de conseil et sous-traitants cherchent en priorité des profils d'ingénieurs ayant déjà une...

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Énergies : des gisements d'emploi dans le pétrole, le gaz et le nucléaire

Par Geoffrey Dirat le | Réagir | soyez le premier à réagir

Si les énergies renouvelables ne tiennent pas encore leurs promesses en termes d'emploi, les grandes entreprises des secteurs traditionnels de l'énergie recrutent en nombre, que ce soit dans le pétrole, le gaz ou le nucléaire. Elles cherchent généralement des ingénieurs, spécialisés ou généralistes, avec deux ou trois ans d'expérience.

Les économes d'énergie ont la côte

Les enjeux de l'efficacité énergétique font naître de nouveaux besoins. Les consultants en économie d'énergie sont ainsi très recherchés. « Ce sont des métiers émergeants, qui se développent très vite, et sur lesquels il y a une pénurie de candidats » constate François Hugenschmitt, consultant au sein du cabinet Clima-Conseil. Au-delà du diplôme d'ingénieur, le poste requiert des compétences transverses en chaud, en froid, en éclairage ou en domotique. « On reçoit beaucoup de demandes, mais pas assez de gens formés » souligne-t-il.

Autre métier phare, les spécialistes en génie climatique sont en plein essor. « Les fabricants, les bureaux d'étude et les entreprises du BTP travaillent sur la gestion intelligente des bâtiments, souligne François Hugenschmitt. Pour des études ou du conseil, ils ont besoin d'ingénieurs capables de s'intéresser à différentes thématiques, de la gestion thermique à la climatisation, en passant par la production d'énergies renouvelables ».

Le nucléaire : une valeur sûre

La filière nucléaire ne cesse d'embaucher. « Nous prévoyons 1 000 recrutements pour 2011, dont 60 % sur des postes cadres », annonce Jérôme Eymery, responsable du recrutement chez Areva, précisant que seules «  10 % ces embauches concernent des profils purement nucléaires. Nous avons surtout besoin d'ingénieurs mécaniciens pour la conception, le suivi de fabrication ou la maintenance des réacteurs », ajoute-t-il. Sont particulièrement prisés : les spécialistes en neutronique, thermohydraulique et contrôle commande, ainsi que les experts en qualité ou en sûreté qui ont « une première expérience dans le secteur ».

Pétrole et gaz ont le vent en poupe

Dopées par les prix du baril et du gaz, les industries pétrolières et gazières lancent de nouveaux projets. Les grands groupes, comme les sous-traitants et les bureaux d'étude, ont des besoins récurrents. « Le marché est inversé. On a pléthore d'offres et peu de profils à proposer », reconnaît Michel Nosrée, responsable d'une agence Manpower spécialisée dans l'ingénierie.

Il distingue trois familles de métiers porteurs. Les métiers de la conception sont particulièrement prisés. « Il s'agit de postes d'ingénieur étude, avec deux ou trois ans d'expérience, et des compétences en calcul, en tuyauterie, en instrumentation ou en génie civil » souligne-t-il. Viennent ensuite les métiers « process et méthodes » pour lesquels les profils d'ingénieur procédés, exploitation ou maintenance sont recherchés, « avec une dominante en mécanique, et une spécialisation en fluide, en automatisme ou en électricité ». Enfin, pour le suivi d'affaires, en avant-vente et après-vente, les groupes recherchent des candidats avec une double compétence. « Les parcours combinant école d'ingénieur et école de commerce sont très valorisés » précise le recruteur, rappelant que l'expérience du secteur prime souvent sur le diplôme.

Énergies renouvelables : des volumes de recrutement faibles Malgré les promesses du Grenelle de l'environnement, «  les filières du photovoltaïque et de l'éolien ont subi un coup de frein à cause de la baisse du prix de rachat de l'électricité et de l'arrêt des subventions », constate François Hugenschmitt, dirigeant de Clima-Conseil. Hormis quelques postes d'ingénieur en étude d'impact, d'ingénieur calcul ou de chargé d'affaires, les volumes de recrutement demeurent faibles.

« Les énergies renouvelables restent un secteur de niche », confirme Jérôme Eymery, du groupe Areva. Un secteur pour lequel le groupe français s'intéresse avant tout aux « profils très pointus en R&D, par exemple des ingénieurs en mécanique spécialisés sur le photovoltaïque et l'éolienne offshore ».

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