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Ingénieurs : que vous réserve 2011 ?

La crise ne serait-elle plus qu'un mauvais souvenir pour les ingénieurs ? Les grands groupes tirent en tout cas le marché vers le haut en 2011. Mais pas encore de quoi faire vraiment grimper les salaires. L'heure serait plutôt à la stabilisation.

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Expertise ou polyvalence : quels atouts pour booster son salaire ?

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

L'émergence de nouveaux enjeux incite les entreprises à recruter des ingénieurs sachant répondre à ces enjeux. Des compétences à haute valeur ajoutée qui peuvent permettre de négocier son salaire à la hausse.

Le salaire médian des ingénieurs, tous secteurs confondus, stagne aux alentours de 53 000 euros, comme le révèle la dernière étude socio-économique annuelle du CNISF*. Le salaire moyen des ingénieurs débutants se situe à 34 630 euros, contre 62 881 euros pour les 35-39 ans et 90 326 euros pour les 45-49 ans. On remarque d'ailleurs un tassement de la progression salariale après les 15 premières années de carrière : les salaires des ingénieurs ayant 10 ans d'expérience sont en moyenne 1,5 fois plus élevés que ceux des débutants, et ceux des ingénieurs avec 25 ans d'expérience sont 2,5 fois plus élevés. Du côté des plus hauts salaires, 1 % des ingénieurs gagne aujourd'hui un salaire moyen de 250 000 euros. C'est dans la finance que l'on retrouve ces plus gros salaires, suivis par les SSII et l'industrie chimique.

L'ancienneté, ça paie

« La gestion des salaires a donné priorité à la rétention des talents dans l'entreprise, plutôt qu'à l'embauche de nouveaux collaborateurs. Cela a permis de revaloriser la rémunération de certains ingénieurs en poste » témoigne Gérard Duwat, responsable de l'Observatoire des ingénieurs au CNISF*. Les anciens ont la cote car ils ont suffisamment d'expérience pour être experts dans leur domaine. Cette expertise, les entreprises la recherchent. « Elles auront toujours besoin d'ingénieurs aux compétences techniques précises et de techniciens chevronnés dans leur spécialité » souligne le directeur du recrutement chez Areva, Jérôme Eymery.

Double compétence prometteuse

Néanmoins, le DRH d'Areva ajoute que certains profils généralistes attirent de plus en plus les entreprises. « Ce sont des ingénieurs capables de manager ou ayant une expérience d'international, par exemple. Mais dans ce cas, ils doivent avoir aussi une solide connaissance technique du métier. C'est une condition sine qua non de notre recrutement ».

L'ouverture internationale, la pratique du management, l'aptitude commerciale : des dimensions qui peuvent gonfler les candidatures des ingénieurs et augmenter leurs prétentions salariales. Une formation en langue ou en gestion, un séjour professionnel à l'étranger sont autant de valeurs ajoutées sur lesquelles miser.

Que choisir ?

Alors vaut-il mieux se spécialiser ou double profil ? Pour Odile Jacquesson, chargé de mission au Bureau des ingénieurs à Polytech Lille, « cela dépend du secteur, du métier et de la spécialité ». Un relativisme repris par Christophe Odet, le directeur de la formation à l'INSA Lyon : « certains postes demandent une maîtrise technique comme les ingénieurs mécanique ou les informaticiens par exemple mais d'autres sont réservés aux profils généralistes, à l'image des chefs de projets ou des consultants » conclut-il.

* CNISF : Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France www.cnisf.org

Sylvain Luneau © Cadresonline.com - Janvier 2011

 

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