CadremploiCadresOnline
Vous êtes ici : AccueilActualitésDossiers emploiLe palmarès des recrutements pour les ingénieurs

Ingénieurs : que vous réserve 2011 ?

La crise ne serait-elle plus qu'un mauvais souvenir pour les ingénieurs ? Les grands groupes tirent en tout cas le marché vers le haut en 2011. Mais pas encore de quoi faire vraiment grimper les salaires. L'heure serait plutôt à la stabilisation.

+ Taille du texte -

Le palmarès des recrutements pour les ingénieurs

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Les entreprises françaises annoncent une reprise dans leurs volumes d'embauches d'ingénieurs pour 2011. Quels sont les secteurs les plus attractifs ? Quels sont les volumes d'embauches d'ores et déjà prévus ?

71 700 recrutements externes en 2008, mais seulement 48 400 en 2009. Les ingénieurs ont subi eux aussi les effets de la crise comme le souligne l'étude 2010 de l'Observatoire de l'emploi des ingénieurs diplômés. «  La situation ressemblait beaucoup à celle de 2003-2004, après l'éclatement de la bulle Internet, remarque Gérard Duwat, responsable de l'Observatoire rattaché au CNISF*. Les tensions avaient significativement réduit le recrutement et le turnover. Quant aux délais d'accès au premier emploi, ils s'étaient considérablement allongés. » Des recrutements en baisse donc, mais pas pour longtemps. Car 2010 a souri davantage aux quelques 35 600 ingénieurs demandeurs d'emploi recensés au 1er janvier 2010. Et 2011 devrait s'inscrire dans cette lignée avec un regain de dynamisme. A l'image d'Areva qui envisage un millier d'embauches en 2011, ou d'Accenture qui table sur 1 400 d'ici août.

L'énergie en tête

L'énergie, c'est le secteur sur lequel il fallait miser. Même en période de crise, les recrutements affichaient fièrement 18 % d'augmentation. «  Les thématiques liées à l'environnement boostent la filière des énergies renouvelables et la demande énergétique mondiale ne cesse de progresser. 2011 s'inscrit parfaitement dans cette tendance : le nucléaire, le solaire et l'éolien ont de beaux jours devant eux », positive Jérôme Eymery, directeur du recrutement chez Areva.

L'informatique fait le yoyo

Secteur le plus touché pendant la crise, l'informatique est paradoxalement celui qui s'en est sorti le plus rapidement. Le syndicat patronal du secteur prévoit même des recrutements massifs en 2011 : «  près de 35 000 embauches, dont 26 000 cadres », selon le président du Syntec numérique, Guy Mamou-Mani. «  Les créations nettes d'emploi repartent à la hausse et pourraient même dépasser les 5 000 prévues en 2011 par le Syntec numérique », pressent quant à lui Régis Granarolo, le président du Munci, l'association qui fédère plus de 2 000 informaticiens salariés et indépendants. Les tensions ne sont pas aussi élevées qu'on ne le pense sur notre marché du travail. Avec en moyenne 0,6 offre par demande d'emploi, l'informatique se situe dans la moyenne sectorielle des services et de l'industrie », conclut-il avec optimisme.

La bonne santé du bâtiment

Le bâtiment surfe lui aussi sur les tendances environnementales. «  De plus en plus d'ingénieurs sont recherchés sur les thématiques liées à l'efficacité énergétique des bâtiments, que ce soit dans le secteur public ou le privé », constate Julien Berger, chef d'unité en EEB au Centre d' étude technique du ministère du Développement durable.

Renouveau de l'automobile et de l'aéronautique

Très impactés par la crise de 2009 (-63 % selon le rapport du CNISF*), les recrutements dans l'aéronautique sont repartis de plus belle. Même son de cloche dans l'automobile qui a rapidement bénéficié des investissements gouvernementaux. « L'automobile et l'aéronautique continuent d'embaucher leur patrimoine pour l'avenir. Les deux secteurs sont particulièrement portés sur l'innovation et il y aura toujours de la place pour les jeunes diplômés, notamment en R&D  », avance Gérard Duwat du CNISF.

Quid des autres filières ?

La chimie se porte bien, tout comme l'industrie pharmaceutique et l'agroalimentaire. D'une manière générale, tous les secteurs offrant des services et du green business tirent mieux leur épingle du jeu. Mais malgré toutes ces prévisions optimistes de la part des recruteurs, la situation reste fragile. Les embauches d'ingénieurs ne sont pas à l'abri d'une rechute, comme c'est souvent le cas après une crise majeure.

* CNISF : Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France www.cnisf.org

Sylvain Luneau © Cadresonline.com - Janvier 2011

Ajouter un commentaire

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier

Vous devez renseigner tous les champs :