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Maternité se conjugue désormais avec travail

Si certaines pratiques misogynes et discriminantes subsistent, les mentalités et les pratiques ont évolué. Il semble désormais possible de mieux gérer maternité et carrière. Quitte à devoir parfois revoir ses ambitions ?

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Maternité, travail, carrière : un trio infernal ?

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Évolution des mœurs, renforcement des dispositifs législatifs en faveur des femmes, arrivée de femmes en position de managers, ou tout simplement manque de ressources dans certains secteurs et types de métier ? Quels que soient les motifs et mobiles, la situation des femmes enceintes s'est visiblement améliorée au cours des dernières années au sein de l'entreprise.

En France, « et à l'inverse d'autres pays européen - le Royaume-Uni notamment, la salariée enceinte est extrêmement bien protégée par le Code du Travail, légalement et financièrement » considère Karine Tomasini, ancienne DRH et spécialiste du recrutement en ligne.

À en croire les nombreux témoignages en la matière, les jeunes mères dédramatisent et font finalement part d'une réaction assez positive de la part de leur employeur à l'annonce de leur grossesse. Même si les responsables des services ne nient pas que cela perturbe l'organisation, ils reconnaissent évidemment la légitimité de la maternité et accompagnent les changements qu'elle entraîne. Nos témoignages d'une jeune maman analyste-programmeur dans une SSII et du directeur du développement social et de l'emploi chez AXA France vont en ce sens également.

Reste qu'au-delà des discours et des ressentis, la réalité n'est pas toujours aussi rose. « Pour certains employeurs le candidat idéal reste un homme entre 30 et 35 ans : jeune, dynamique, flexible et sans grossesse possible ! » déplore cependant Karine Tomasini. Il n'est donc guère étonnant que beaucoup de femmes enceintes hésitent encore à faire part de l'heureux événement à leur employeur, a fortiori lors d'un recrutement. Peur de ne pas être sélectionnée tout simplement, d'être mise à l'écart, de se voir déchargée de projets intéressants, d'attirer les foudres de leur employeur, de ne pas retrouver son poste à son retour... Des enjeux importants qui, souvent, terrorisent la future maman à l'idée de « révéler sa grossesse », comme si elle était « en faute » !

« Lors de ma deuxième grossesse, qui est intervenue seulement 2 mois après mon retour de congé maternité, pour mon premier enfant j'étais très inquiète : j'avais peur de donner l'impression de « poule pondeuse non rentable », se souvient en souriant Peggy J., ingénieur de développement dans une SSII parisienne, qui poursuit. « Tout s'est très bien passé. Je n'ai ressenti aucune pression ni désobligeance de la part de mes supérieurs ou collègues. Je n'ai, par contre, pas exigé les 20 minutes auxquelles j'avais droit » Puis après un temps d'arrêt : « Je ne suis pas particulièrement carriériste. Je ne demande pas de responsabilités. Je privilégie ma vie familiale au travail ! ».

Enfin, selon certains cabinets de recrutement, lors de l'embauche, des sociétés osent encore proposer des rémunérations 15 à 20% inférieures à celles des hommes sous prétexte qu'ils anticipent leur future maternité !

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