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Les recruteurs IT à nouveau plongés dans la guerre des talents

Après une année 2009 plutôt morose, les entreprises IT ouvrent à nouveau les vannes du recrutement. CadresOnline a interrogé lors d'une table ronde une quinzaine de recruteurs du secteur. Pour profiter de cette reprise, les candidats ingénieurs...

La pression s'intensifie sur les salaires

Malgré des besoins accrus en ingénieurs, les SSII annoncent des salaires d'embauche stables, pour l'instant.

Opération séduction des recruteurs IT sur les réseaux sociaux

Où les entreprises vont-elles pister les candidats qui leur manquent ? Sur le Web mais pas seulement.

Des candidats pas assez bien préparés

Les recruteurs s'agacent du manque de préparation de certains candidats. Ils regrettent aussi une épidémie de fautes d'orthographe.

Tout le monde recherche les mêmes profils

Alors que l'activité repart, les employeurs du secteur IT ont ressorti les plans de recrutement. La pénurie s'installe sur certains profils expérimentés.

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Quand les seniors deviennent tuteurs

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Les SSII rejettent la responsabilité du sous-emploi des seniors sur leurs clients trop frileux. Et mettent en avant la solution du tutorat.

L'IT n'échappe pas au phénomène. Après 50 ans, difficile pour un cadre de trouver un emploi. « Dans les années 80, il y a eu un afflux important d'informaticiens. On les retrouve maintenant sur le marché mais avec 25 ans de plus, analyse Frédéric Hassweiler (cabinet EuXpert). Or les métiers des services privilégient les gens plus jeunes. Dommage car un expert aura souvent un meilleur conseil à apporter ». À qui la faute ? Des SSII elles-mêmes mais aussi de leurs clients. Pour Thierry Lach, DRH de Strathom, cela dépend de la culture des donneurs d'ordre. « Récemment, un de nos experts, 57 ans, a travaillé pour un client et cela n'a posé aucun problème, ses compétences étant reconnues comme parfaitement adaptées. A la même période, un autre client nous a retoqué un collaborateur de 37 ans au motif qu'il était trop âgé pour s'intégrer à l'équipe ».

La faute des clients

David Kolnik, responsable RH du cabinet de conseil CYCOM Finances, regrette le « conservatisme » des ses clients arc-boutés à de vieux clichés.

« On dit qu'à plus de 50 ans, on a moins d'énergie ou que les compétences sont dépassées. C'est une erreur terrible. Contrairement aux plus jeunes qui ont parfois des problèmes de comportement, ils ont souvent une attitude plus apaisée et plus positive ». Au sein d'Open, la moyenne d'âge atteint tout de même 33 ans. Preuve que les seniors y ont toute leur place ? « Ils représentent un pourcentage non négligeable de nos recrutements, principalement des managers de haut niveau (directeurs de projets, consultants experts métiers), atteste Laurent Benazera (Open). Certaines activités se prêtent bien à ces profils très expérimentés, comme la sécurité informatique. Récemment, j'ai embauché un expert de 51 ans dans ce domaine pour travailler sur les systèmes informatiques de l'Elysée !».

Un rôle de mentor ou de coach

Pour Dominique Maret (Altran CIS), les entreprises auraient tout intérêt à « utiliser » les seniors dans la transmission des savoirs. « D'un côté, nous avons des jeunes pas tout à fait adaptés aux besoins du marché et de l'autre des plus de 45 ans dont a priori les clients ne veulent plus. La solution, c'est le tutorat. Nos salariés seniors sont ravis de pouvoir transmettre des connaissances à des jeunes dans le cadre de notre centre de formation ou de la certification ». Même démarche suivie par Microsoft. « Ce qui est important pour nous c'est comment faire en sorte que ces experts ou managers jouent un rôle de mentor ou de coach auprès des plus jeunes, souligne Anne-Marie Cano. Pas question de laisser partir ces seniors ».

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