CadremploiCadresOnline
Vous êtes ici : AccueilActualitésDossiers emploiRencontre avec un golden boy à la française « 55 k euros et un poste à responsabilité très vite »

« French Touch » à la City !

London, la City… Près de 35 000 Français profitent des opportunités de carrière et de salaires proposées par les banques et les établissements du temple de la finance européenne. Malgré la crise des subprimes et les licenciements, la City reste pour...

+ Taille du texte -

Rencontre avec un golden boy à la française « 55 k euros et un poste à responsabilité très vite »

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Mathieu, 25 ans, est un tout jeune expatrié à Londres. Il est depuis quelques mois salarié d'une grande banque américaine d'investissement. Il a accepté de témoigner sur son parcours et, sous réserve d'anonymat, sur la situation dans la City après la crise des subprimes.

Mathieu a signé son contrat début 2008. Diplômé d'une prestigieuse école d'ingénieur française, il a tout de suite décidé de traverser le Channel. Et sa première expérience dans la City, il l'a connue comme stagiaire. Le deuxième stage dans un établissement financier a tout de suite débouché sur une proposition d'embauche. « Ces deux stages m'ont permis de faire mes preuves et d'obtenir un contrat malgré la crise et les premiers licenciements » confie-t-il.

Son salaire atteint déjà des proportions à en faire pâlir plus d'un, avec un revenu annuel « supérieur à 55 000 € » glisse-t-il sans plus de précision sur les éventuels bonus.

Pas d'hésitation

Entre Londres et Paris il n'a jamais hésité. « Le fait que les grandes banques mondiales aient pour la plupart leur siège européen dans la capitale britannique permet de viser des postes à haute responsabilité très vite » explique Mathieu. Surtout pour ceux qui, comme lui, sortent d'une grande école française telles HEC, les Mines ou Polytechnique. Autre conséquence de cette concentration de grandes banques, les emplois de traders sont beaucoup plus nombreux qu'à Paris.

Depuis la crise Mathieu ressent « un stress supplémentaire ». Lui et ses collègues ont senti que l'activité baissait. Ils n'ont qu'un seul but : ne pas devenir inutiles car les licenciements ont été nombreux et brutaux, notamment dans les banques américaines les plus touchées par la crise. « Le lundi ou le vendredi, cela dépend des établissements, la personne est convoquée chez le DRH et ne revient plus au bureau. C'est parfois un agent de sécurité qui vient chercher les affaires » raconte-t-il.

Généralement, ceux qui ont été licenciés sont tout de même repartis avec 1 à 3 mois de salaire. Les premiers ont rapidement trouvé un nouvel emploi. En revanche, « c'est beaucoup plus difficile pour ceux qui perdent leur job maintenant » constate Mathieu.

Malgré tout, Mathieu positive car, en tant que débutant, il a beaucoup moins à perdre que ceux qui sont installés à Londres depuis plusieurs années. « En cas d'échec je tenterai ma chance ailleurs, surement en Asie » conclut-il.

Ajouter un commentaire

Vos réactions

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier

Vous devez renseigner tous les champs :