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Interviews recruteurs

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Isabelle Grevez, Directrice du recrutement de PricewaterhouseCoopers

Par Michel Holtz le | Réagir | soyez le premier à réagir

2010 s'avère plus favorable que l'an passé pour le secteur de l'audit et le conseil. Allez-vous répercuter directement cette amélioration sur votre volume de recrutements ?

Isabelle Grevez : "Effectivement, nos embauches sont en légère hausse par rapport à 2009. Cette année nous tablons sur 400 recrutements de jeunes diplômés et 350 stagiaires. Nous recherchons également entre 150 et 180 cadres expérimentés".

Les chiffres sont alarmistes en matière d'emploi pour les jeunes diplômés. Parmi ceux qui ont quitté les bancs de l'école l'an passé, seuls 36% d'entre seraient en poste aujourd'hui. Ce phénomène ne conduit-il pas à un afflux de candidatures ?

IG: "C'est un phénomène qui a un double impact chez nous. D'une part, il nous amène effectivement un afflux de candidats - nous recevons près de 3 000 dossiers par mois - mais en plus, cela nous oblige à mieux cerner les motivations des jeunes diplômés qui postulent chez nous".

Les JD 2009-2010 seraient-ils moins motivés que leurs aînés ?

IG : "Pas ceux qui ont réellement décidé de travailler dans l'audit-conseil. Mais étant donné les difficultés que connaissent d'autres secteurs, certains jeunes diplômés voient en nous une valeur refuge. Nous ne sommes pas forcément leur premier choix. C'est souvent le cas pour ceux de la promotion 2009 qui ont fait des stages ailleurs, et se tournent vers l'audit par dépit".

Cet afflux de candidats est-il également de mise pour les recrutements de cadres expérimentés ?

IG : "C'est tout l'inverse qui se produit. La période n'est pas vraiment propice à la mobilité. Du coup, de nombreux cadres hésitent à quitter un poste pour prendre le risque d'une période d'essai. Nous contactons généralement des experts via des cabinets de chasse. Parmi eux, rares sont ceux qui sont au chômage, donc disponibles".

Il y aurait donc une véritable pénurie sur certains postes ?

IG: "Evidemment, les actuaires sont aujourd'hui très rares. Tout comme les experts Solvency 2 (du nom de certaines règlementations particulières aux assurances, ndlr) ou de Bâle 2 (spécifique à la banque, ndlr). Ces cadres que nous recherchons, les compagnies bancaires et les groupes d'assurances essaient, elles aussi, de les recruter. La concurrence est féroce".

Quels arguments pouvez-vous leur opposer pour convaincre ces oiseaux rares de vous rejoindre ?

IG: "Le simple fait que chez nous, ils seront confrontés à une multiplicité d'entreprises, de techniques, de process et parfois même de pays différents. Alors qu'en restant dans une seule et même entreprise, ils risquent de se scléroser. Au détriment de leur évolution de carrière. Cette problématique est d'ailleurs au coeur de nos plans de formation, et ce dès l'intégration des nouveaux salariés. Tous nos cadres sont formés, en parallèle, à l'expertise et à la perspective. À l'expertise de leur poste actuel et à la perspective de leur évolution de carrière".

Propos recueillis par - Mai 2010

Michel Holtz

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