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Faire « première bonne impression » face à un recruteur

Par Céline Chaudeau le | Réagir | 1 commentaire

On n’aura pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression. Surtout face à un recruteur ! Or cette dernière se travaille, insiste le coach de dirigeants Jean-Claude Martin, auteur de Cinq minutes pour convaincre.

Un entretien d’embauche, c’est quoi qu’on en dise une bien courte représentation de soi-même. Et si vous tombiez sur un recruteur qui ne jure que par les cinq premières minutes ? « Dans notre culture française, les comportementsconnotés de manière positive par la majorité d’entre noussont simples et directs : le regard, le sourire, l’ouverture gestuelle,l’écoute de l’autre… », insiste le coach de dirigeants Jean-Claude Martin, auteur de l'ouvrage à succès Cinq minutes pour convaincre. Il serait dommage de ne pas mettre ces « éléments non-verbaux » à votre avantage, non ?

Montrer son meilleur profil

Il ne l’avouera pas forcément, mais il n’est pas rare qu’un manager préfère tel ou tel candidat pour une simple question de « feeling ». « Quand on reçoit une personne, c’est généralement que l’on a apprécié son CV, reconnaît le recruteur Alain Gavand. Mais, face à une short-list de candidats, l’approche devient vite moins rationnelle et très, très subjective. »

D’où l’importance du sourire : en effet, ce dernier est un « geste écho » (au même titre que le bâillement, à proscrire celui-là) qui induit, inconsciemment, le sourire de l’autre. Corinne Moret, responsable de Coaching et Communication et spécialisée dans la préparation aux entretiens de recrutement, confirme : « Il faut soigner son entrée. On arrive souriant et on regarde le recruteur dans les yeux. Et pour ne pas trahir son stress ou son malaise, on s’habille élégamment, mais en privilégiant des vêtements dans lesquels on est à l’aise. Il vaut mieux porter un pantalon et une belle chemise qu’un costume dans lequel on se sent guindé. »

Soigner son ouverture gestuelle

« Dès que l’on intègre que la communication passe aux trois quarts par le non-verbal, on a une longueur d’avance », observe Jean-Claude Martin.  C’est pourquoi cet expert suggère de surveiller même… sa poignée de main. « C’est ce geste qui donne le ‘la’ de votre entretien. L’idéal est un bras demi tendu, avec le tranchant légèrement dirigé vers le sol, et une

poignée de main ferme mais pas trop. Pour une entrée en matière maîtrisée et chaleureuse. » On salue et on s’assoie… correctement. « Parce que beaucoup trop de candidats se posent en retrait, les mains sur le bas ventre, les bras croisés, ou les épaules en avant, comme s’ils s’excusaient d’être là. » Au contraire, on veillera à adopter une gestuelle ouverte et une posture orientée vers l’avant. Sans mordre – ultime faux pas - sur le territoire du recruteur, c’est-à-dire son bureau.

Rester à l’écoute du recruteur

Mais cette ouverture gestuelle ne suffit pas si elle ne se prolonge pas avec une vraie écoute de l’autre. « Beaucoup de candidats sont trop bavards en débarquant, déplore Daniel Porot, directeur d’un cabinet de gestion de carrière et auteur du livre 101 conseils pour réussir ses entretiens d’embauche. Ils ont préparé un long laïus etne parlent souvent que de ce qu’ils savent faire, traduisant ainsi un certain stress. Or, le boncandidat est celui qui va faire parler le recruteur. » Laurent Rodriguez, recruteur chez Gan, confirme. «  Souvent, les candidats oublient qu’un entretien est aussi un échange. A la place d’un monologue, quelques questions sur la boîte qui pourrait vous employer ou sur les attentes du recruteur sont toujours appréciées. Il faut se vendre, mais aussi se faire désirer. »

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