87 % des jeunes dip' voient leur avenir en France
Par CadresOnline le | Réagir | 1 commentaire
New-York, Singapour, Sao Paulo… Que nenni. Plutôt que de s’aventurer dans ces grandes capitales pleines de promesses, les jeunes actifs s’imaginent assez bien demeurer dans leur home sweet home, en France. Tel est l’étonnant résultat du premier baromètre Deloïtte-IFOP sur l’humeur des jeunes diplômés.
Pantouflards, les jeunes diplômés ? Contrairement aux idées reçues, ces derniers croient en tout cas en leur avenir en France, selon le 1er baromètre Deloitte, administré par l’IFOP, sur l’ « Humeur des jeunes diplômés ». Place aux jeunes (de niveau bac et +, en poste ou en recherche d’emploi) qui ont engendrés ces curieux résultats :
-         73 % des jeunes en recherche d’emploi n’espèrent pas d’amélioration de leur situation à l’issue de l’élection présidentielle de 2012, mais 87 % croient malgré tout en leur avenir professionnel en France.
-         82 % des jeunes en emploi estiment que le management de leur entreprise les respecte, et leur donne de l’autonomie pour 86 % d’entre eux.
-         84 % perçoivent toujours l’entreprise comme un lieu d’épanouissement personnel, malgré le contexte de crise. Même si le diplôme n’est plus un sésame garanti pour l’intégrer aux yeux de 44 % des jeunes en recherche d’emploi.
-         38 % jugent efficace l’action des organismes institutionnels d’aide d’accès à l’emploi, ils misent avant tout sur leur propre initiative qu’ils estiment efficiente pour 79 % d’entre eux.
L’entreprise, pas si ringarde
Halte aux idées reçues sur les jeunes Y hostiles au us et coutumes de l’entreprise. 84 % des jeunes diplômés interrogés la considèrent en effet comme un lieu d’épanouissement personnel, signe que la conduite du changement engagée depuis plusieurs années porte ses fruits.
En outre, les jeunes n’auraient pas temps la bougeotte (du moins en ce moment), puisque 62 % des sondés souhaitent continuer de travailler pour leur employeur actuel. Parmi eux, 70 % envisagent de façon positive leur avenir professionnel sur les 6 prochains mois. En outre, si les jeunes diplômés affichent une certaine défiance vis-à -vis des employeurs, 58 % estimant qu’il faut se méfier de ces derniers, ils témoignent d’une bonne confiance envers le management.
Le management de qualité plébiscité
La santé d’une entreprise reposant souvent sur la qualité de son management, il y a de quoi être plutôt serein : le baromètre révèle qu’aux yeux de 86 % des jeunes diplômés en poste, le management de leur entreprise leur donne de l’autonomie. 84 % estiment que celui-ci leur fait confiance et 82 % jugent qu’il les respecte en tant qu’individu.
Appelés à prendre demain des responsabilités croissantes dans l’organigramme de leur société, les jeunes interrogés saluent par ailleurs à 69 % la qualité d’un management qui les fait progresser. 72 % estiment par ailleurs que les patrons apportent une dynamique utile à l’entreprise.
Des jeunes réalistes face au marché...
Si les jeunes en emploi expriment un certain enthousiasme, ceux frappant actuellement à la porte des employeurs se montrent plus mesurés, et même sévères concernant les méthodes de recrutement des entreprises.
76 % d’entre eux estiment en effet que les processus actuels sont déstabilisants et 77 % qu’ils prennent trop en compte le CV et pas assez la personnalité des candidats. Seul 1 jeune sur 2 espère signer un contrat de travail dans les 6 prochains mois. Et s’ils sont moins de 38 % à juger efficace l’action des organismes publics d’aide d’accès à l’emploi, ils préférent miser sur leurs propres forces (qu’ils estiment efficaces à 79 %) et celles de leur réseau personnel à 77 %.
... mais pas résignés !
Pas dupes, 73 % des jeunes en recherche d’emploi n’espèrent pas d’amélioration de leur situation à l’issue de l’élection présidentielle de 2012. Malgré tout, 87 % croient en leur chance de décrocher une opportunité de travail dans l’Hexagone, seuls 13 % estimant que leur avenir professionnel se joue à l’étranger.
« Malgré la crise, les jeunes diplômés affichent motivation et optimisme. Cette humeur positive révèle leur adhésion aux projets du monde de l’entreprise et démontre leur espoir d’épanouissement. Ils sont en faveur d’un dialogue constant et transparent, échange essentiel pour l’avenir des entreprises dont les jeunes collaborateurs seront les managers de demain », confie Jean-Marc Mickeler, associé et responsable de la marque employeur chez Deloitte.
Méthodologie : Enquête réalisée en ligne du 4 au 13 janvier 2012 sur un échantillon de 1001 personnes, représentatif des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau BAC à BAC +5 depuis moins de 3 ans et en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé.




Ajouter un commentaire
Vos réactions
Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier