Faut-il postuler si l'on ne correspond pas à tous les critères du recruteur ?
Par Elodie Buzaud le | Réagir | soyez le premier à réagir
Pas assez qualifié pour le poste ? Surdiplômé ? Un candidat en léger décalage avec une offre d’emploi a-t-il intérêt à tenter sa chance ? Une étude du groupe de services en ressources humaines Randstad propose une réponse à cette question.
Le fameux proverbe « qui ne tente rien n’a rien » s’illustre-t-il en matière de recrutement ? Oui, nous répond l’enquête annuelle du groupe Randstad, « Randstad Workmonitor », menée auprès de 400 personnes dans une trentaine de pays et publiée fin septembre.
Plus de 30 % des salariés français interrogés auraient dégoté un emploi en léger décalage avec leur niveau de qualification, selon cette enquête. 40 % des employés français s’estiment ainsi trop qualifiés pour leur job et 25 % pas assez. Un tiers des salariés français considèrent que leur poste est un peu éloigné de leurs diplômes ou études.
La France reste cependant l’un des pays où la qualification prime en matière d’embauche comparé à d’autres. Au Japon, par exemple, seul un peu plus d’un tiers des salariés (37 %) jugent leur poste en accord avec leur formation.
Néanmoins, en France, les difficultés de recrutement dépassent la moyenne : 75 % des recruteurs français s’en plaignent, contre 60 % dans tous les pays ayant participé à l’enquête. Le phénomène ne devrait pas s’améliorer à l’avenir, selon les employés français eux-mêmes : 52 % d’entre eux s’attendent à une pénurie de personnel hautement qualifié dans des métiers spécifiques dans les trois années à venir.
Une raison de plus pour ne postuler même si l'on hésite ? Oui, d'autant plus que les employeurs français « investissent assez dans la formation et offre suffisamment d’opportunités d’évolution », d'après la moitié des salariés interrogés. Une chance, à en croire l’étude, puisque près de la moitié des entreprises dans le monde « auraient manqué à leur devoirs de formation » en n’investissant pas assez dans ce domaine.
Elodie Buzaud © CadresOnline.com

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Vos réactions
Banque = banque, assurance = assurance, télécom = télécom, automobile = automobile, pneus = pneus...
POURTANT, le changement n'est-ce pas ce qui est souvent recherché et source de motivation? Messieurs les recruteurs ouvrez vos esprits, pensez aux atouts de l'oeil neuf, pensez aux clauses de non concurrence!!! Bref soyez moderne... Sinon la génération Y aura votre peau.
Une mauvaise définition de poste - très courante en France- ou on recrute des clones, amène à des difficultés tant que le clonage ne sera pas autorisé.
Et le chômage augmente forcément la satisfaction de ceux qui ont un job.
Seule la conclusion est correcte: faut postuler, au minimum pour faire un peu l'éducation du recruteur ... ça servira au candidat suivant!
Un exemple: je suis entrée chez NOVOTEL en qualité de femme de chambre, mais au fil du temps, je suis devenue responsable de la lingerie.
Un autre exemple: Je suis entrée chez SOGEC en qualité d'opératrice de saisie dans l'espoir d'accéder à poste comptable, mais cela ne s'est pas accompli.
D'où mon refus d'accepter un poste qui ne correspond pas à mes acquis académiques.