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Quel work addict êtes-vous ?

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Passionné, accro aux résultats ou hyper investi émotionnellement ? Une étude de l’Institut de médecine environnementale fait le point sur les différentes sources de motivation des salariés... et leurs travers !

La nouvelle étude de l’Institut de médecine environnementale (IME), en partenariat avec l’Institute of NeuroCognitivism (INC) et TNS Sofres, n’est pas la première à nous rassurer sur ce point : même pendant la crise, les salariés restent mo-ti-vés. 74 % des personnes interrogées dans ce cadres se disent satisfaites de leur job et 57 % s'y épanouissent.

Là où le bas blesse, c’est du côté du stress : 1 actif sur 3 rapporte que son sommeil est perturbé à cause du travail et 1 sur 4 estime que son travail dégrade sa santé. Les salariés sondés par l’INC sont même un certain nombre (29 %) à avouer que leur travail les épuise psychologiquement et 27 % à reconnaître qu’ils sont stressés au travail.

Des affirmations contradictoires ? Pas tant que ça, selon les experts, qui soulignent que tout dépend de la nature de la motivation qui anime les salariés.

Un stress à 4 facettes

Bon stress, stress poison… Tout dépend d’abord de la manière dont on peut ressentir le stress au boulot. L’institut a ainsi dégagé « 4 facettes du stress » :

-      la réceptivité individuelle aux facteurs stressants ou « stressabilité »,

-      le stress émotionnel (anxiété, colère ou déprime),

-      le stress somatique (impact sur la santé des individus : insomnie, maux de tête et de ventre...),

-      le stress comportemental (compensation par le grignotage, la consommation de calmants ou d'excitants...).

C’est tout vous ? Pas de panique… Il suffirait de traquer les situations facteurs de stress – chez vous, elles ne sont pas forcément celles du voisin – et d’éradiquer de votre quotidien professionnel les « missions impossibles » qu’elles représentent. En fonction de votre ressenti, il faudra agir : par exemple « repenser et alléger les processus trop rigides, les procédures surabondantes et parfois paradoxales, le reporting étouffant... en donnant plus de place au bon sens et à la confiance ; donner du feed back pour fluidifier la circulation de l'information [ou encore instaurer que] toute personne qui détient une information a la responsabilité de la faire remonter et ne peut être critiquée pour l'avoir fait », conseille l’IME.

Motivation durable ou hyperinvestissement émotionnel ?

Reste ensuite la nature de la motivation, qui là encore n’est pas la même pour tous. « A la différence des approches classiques, l'IME a identifié plusieurs formes de motivation », note l’étude de l’institut. Soit :

-      La motivation durable - spontanée et inconditionnelle -. Elle s'apparente à la passion et transparaît notamment dans le choix des hobbies. Elle est la source des choix professionnels vécus comme de véritables « vocations ». Elle serait le moteur de ceux (17 % des sondés) qui affirment « aimer leur métier "depuis toujours", sans forcément se l'expliquer ou dire pourquoi » et/ou « même s'il est difficile ou si les autres le dévalorisent ». Motivation 100 % positive !

-      La motivation conditionnelle et évolutive, qui se renforce avec l'obtention de bons résultats et de reconnaissance – c’est bien - mais s'effrite dans le cas contraire – c’est moins bien -. C’est le cas de 24 % des actifs interrogés, qui se disent « facilement démotivés » quand le management ne répond pas à leurs attentes ou que la crise passe par là...

-      La motivation liée à l'hyperinvestissement émotionnel, qui correspond à « un comportement à tendance obsessionnelle qui entre dans le cadre des addictions comportementales », note les experts. Et cette dernière n’est pas bonne du tout : « elle fait le lit des formes majeures de Risques et de troubles PsychoSociaux », précise l’étude. Comment la reconnaître ? Elle se traduit au travail par « un intense désir de réussir et une peur excessive d'échouer, sans qu'il y ait forcément de grands enjeux » (24 %) voire « un sentiment de déception ou de frustration même si les résultats sont bons et reconnus comme tels » (15 %).

Cette dernière forme d’investissement n’est pourtant pas rarissime : « L'hyperinvestissement émotionnel au travail touche 41 % des actifs », rapporte l’IME. Et là, attention : « Dans ses manifestations les plus aigües, ce dernier engendre : soit un comportement de « work addict » pouvant aboutir au « burnout », syndrome d'épuisement professionnel, soit des conséquences traumatiques et une démotivation extrêmement amère », alerte l’étude. Un salarié avertit en vaut deux ?

 

Pour en savoir plus sur le stress au travail :

Retrouvez les résultats de l'ESTIME sur www.estime-stress.com ; les blog des Risques PsychoSociaux : www.stressautravail-blog.fr ; le dernier livre de Jacques Fradin, Directeur de l'IME, sur www.intelligencedustress.net.

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