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Tendances RH 2012 : les nouvelles technologies s'imposent dans la sélection des candidats

Par Expectra le | Réagir | 1 commentaire

Alors que se tient prochainement le Sommet pour l’emploi sur fond de remontée du chômage, Expectra présente son étude sur les tendances RH 2012. Un outil pour prendre le pouls des entreprises et identifier, avec les décideurs RH, les priorités de demain en matière de ressources humaines.

Cette étude – réalisée fin 2011 avec TNS Sofres - révèle les prévisions de recrutement et les nouvelles pratiques en la matière, dans un contexte de « guerre des talents » exacerbé. Au total, 17 questions ont été posées aux 1459 dirigeants, collaborateurs et décideurs RH au sein d’entreprises de toutes tailles, de tous secteurs et de toutes les régions de France.

Expectra propose également sept zoom régionaux, qui prennent en compte le contexte économique local ; l’Ouest se révèle ainsi sans conteste la zone la plus dynamique depuis plusieurs années

« Définitivement, les nouvelles technologies – notamment les réseaux sociaux – se sont invitées dans le processus de sélection des candidats. Pour autant, si les entreprises ont bien compris que les talents sont désormais l’une des pierres angulaires de leur compétitivité, elles continuent à jeter leur dévolu sur des clones. Une vision du recrutement dépassée à l’heure où les évolutions permanentes ne permettent pas de connaître les métiers de demain » déclareDidier Gaillard, Directeur Général d’Expectra.

Les priorités RH 2012 : développer et attirer les talents

Avec la crise, les DRH ont appris la « frugalité ». Faire plus avec moins signifie d’abord et avant tout optimiser ses propres ressources, son organisation.
La fidélisation des talents et le recrutement des meilleurs n’auront jamais été aussi stratégiques.

Le top 5 des priorités 2012 est en ligne avec cette volonté de mobiliser les forces vives en interne après trois années de crise :

. 84% : optimiser la formation et développer les compétences des salariés
. 79% : optimiser l’organisation du travail
. 79% : fidéliser les collaborateurs 
. 70% : renforcer la communication interne
. 61% : gérer les talents (hauts potentiels, université d’entreprise …)

La diversification et l’accroissement de l’activité requièrent logiquement le recours à de nouveaux profils de compétences pour 58% des entreprises. De nouvelles compétences qu’il faudra non seulement détecter, mais aussi évaluer sur de nouveaux critères.

Méthodes de recrutement : les habitudes ont la peau dure

Globalement, le processus de recrutement n’a pas changé depuis des décennies. Ce sont les méthodes de sélection qui évoluent, grâce à internet qui permet à la fois l’industrialisation et la personnalisation de la recherche de talents.
Malheureusement, les recruteurs avouent privilégier les « clones » lors de la sélection de candidats : 46% d’entre eux considèrent comme prioritaires (6%) ou important (40%) d’identifier un candidat dont le profil correspond à celui de la personne qui occupait le poste précédemment.

Curieusement, le diplôme ne serait plus déterminant : si 62% des DRH le jugent important, seuls 19% en font un critère prioritaire de sélection. Il constitue pourtant un des premiers champs renseignés par les recruteurs lors de leurs recherches en CV-thèques !

Ce sont les compétences spécifiques liées au poste (66%) et l’expérience du candidat (61%) qui restent prioritaires dans le choix d’un profil.

La maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères apparaît désormais comme un critère prioritaire pour 20% des entreprises. La maîtrise des langues devient nécessaire à mesure que l’économie et les entreprises se mondialisent. Mais ce critère sert également à faire la différence entre plusieurs candidats aux profils similaires.

Les entreprises gardent le moral

Le moral des entreprises françaises tient bon en dépit d’un contexte tendu : 71% des dirigeants interrogés sont assez (62%) voire très (8%)confiants pour 2012.
D’un côté, les grandes entreprises disposent d’atouts indiscutables, en particulier le développement de nouveaux projets (64%).
De l’autre, les TPE sont plus confiantes dans l’avenir de leur entreprise (73%) mais beaucoup plus réservées quant à celui de leur secteur (58%), l’état de leur carnet de commandes étant leur boussole en la matière.

Conséquence logique de cet optimisme mesuré, seuls 18% des dirigeants envisagent de réduire leurs effectifs l’année prochaine et 39% envisagent même recruter - notamment les sociétés de conseil et assistance (51%) et les entreprises de services (44%).
Une entreprise sur trois table sur une diversification de son activité motivant le recours à de nouvelles compétences dont plus d’un tiers concerneront des cadres dans les secteurs Industrie, Ingénierie et Commercial Marketing.

Une fois les bons profils détectés, reste à les convaincre. Pour ce faire, les entreprises insistent sur l’attractivité du poste (67%) et de la culture maison (54%), mais très peu sur la rémunération (9%) – un sujet plus délicat depuis la crise.

 

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