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Audit et contrôle internes, des métiers dynamiques qui recrutent !

Par © JobFinance.fr le | Réagir | soyez le premier à réagir

Les fonctions d’auditeurs externes et de contrôleurs internes continuent de se développer et de recruter. Mais les profils les plus recherchés sont de plus en plus difficiles à trouver pour les recruteurs. Zoom sur ces experts tant recherchés.

Cinq grandes facettes ressortent du portrait 2012 des 582 auditeurs et contrôleurs internes dressé par l’Ifaci (Institut Français de l’Audit et du Contrôle Internes) et le cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers de la finance et de la comptabilité Robert Half : des professions qui recrutent, des spécialistes mixtes dotés d’un haut niveau de formation, des missions élargies et une motivation faiblement liée à la rémunération.

Une profession qui recrute

Les métiers de l’audit et du contrôle internes sont peu touchés par la crise actuelle, comme en attestent 58 % des directions d’audit interne et 30 % des directions du contrôle interne qui prévoient de recruter en 2012. La raison ? Les entreprises accordant une attention croissante à la maîtrise de leurs activités, elles sont nombreuses à recruter ces experts.

Ces recrutements sont toutefois emprunts d’une certaine difficulté, en raison de la rareté des profils recherchés. Pour le mener à bien, un manager sur trois à la recherche d’un auditeur ou d’un contrôleur interne fait appel à un cabinet de recrutement spécialisé.

Les secteurs qui font le plus appel à ces professionnels

Mixité et haut niveau de formation caractérisent ces professionnels

En 2012, les femmes représentent 43 % de la population des auditeurs internes (contre 39 % en 2008) et 57 % de celle des contrôleurs internes (elles étaient 43 % en 2008). Toutefois, cette relative parité reste sujette « à progrès » au niveau des postes de direction qui restent majoritairement occupés par des hommes. 71 % des responsables d’audit internes sont des hommes, tout comme 53 % des responsables du contrôle interne.

Quant à la formation suivie par ces professionnels, elle est marquée par un haut niveau de qualification. En effet, plus de 90% des répondants de cette enquête ont au moins un Bac+5, issus à 60 % d’une filière « Economie, Finance, Gestion », 20 % sont dotés d’une formation scientifique. Dans le cadre des qualifications professionnelles qu’ils peuvent suivre, les auditeurs et contrôleurs internes montrent un intérêt croissant pour le CIA (Certified Internal Auditor ), le DPAI (Diplôme Professionnel d’Audit Interne), le CISA (Certified Information Systems Auditor) et d’autres formations notamment relatives à la gestion des risques et à la fraude.

Filière de formation selon la fonction

Un éventail de missions qui s’élargit

Fait notable de cette nouvelle enquête, les répondants déclarent passer moins de temps qu’auparavant à la réalisation de missions d’audit. Seuls 31 % y consacrent plus de 70 % de leur temps (contre 45 % en 2008).

Au profit de quelles autres missions est utilisé le temps dégagé ? Sans surprise : la cartographie des risques et la sensibilisation pour les acteurs du contrôle interne, qui concernent également les spécialistes de l’audit interne aussi impliqués dans la veille professionnelle et la formation.

Des rémunérations en hausse

Zoom sur les rémunérations des auditeurs internes

Bonne nouvelle : la crise n’a pas empêché les rémunérations des auditeurs internes de progresser !

Malgré une évolution en dents de scie ces quatre dernières années, les salaires ont progressé entre 2008 et 2012. En effet, le marché a subi des mouvements baissiers après l’effet SOX, qui avait impacté à la hausse les rémunérations des auditeurs internes. Une régulation s’est réalisée entre 2009 et 2011. Or aujourd’hui, les données du marché (étude de rémunérations Robert Half 2012-2013*) montrent globalement une tendance à la hausse, plus marquée sur les directeurs de mission et directeurs de l’audit interne.

 

Zoom sur les rémunérations des contrôleurs internes

Cette nouvelle enquête révèle ici un point intéressant. Pas encore totalement stabilisée, cette profession rencontre des disparités salariales significatives selon les entreprises (secteur d’activité, taille…).

Une part de variable en augmentation, levier de fidélisation

Si un peu moins d’un tiers des répondants de l’enquête déclarent ne pas toucher de variable, un tiers perçoivent a contrario plus de 10% de leur salaire en part variable.

« Ces quatre dernières années, les organisations ont privilégié, en matière de rémunération, l’augmentation de la part variable au détriment des salaires fixes. C’est un moyen pour les directions des ressources humaines d’apporter des corrections sur le package de rémunération des populations des auditeurs et contrôleurs internes tout en respectant la politique globale de l’organisation », explique Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half.

Le versement de ce variable est conditionné par ordre d’importance :

  1. par l’atteinte d’objectifs personnels (60%)
  2. la performance de l’entreprise (30%)
  3. la performance du service (10%)

Part de variable de la rémunération des profils de contrôle interne

Part de variable de la rémunération des profils d’audit interne

 

« Depuis fin 2010, la part de variable est utilisée par les entreprises comme un véritable levier de fidélisation », commente Fabrice Coudray.

Quant aux avantages en nature, les plus accordés sont :

  1. le plan d’intéressement (71%)
  2. le programme de fidélisation [formation de haut niveau, compte-épargne temps…](40%)
  3. le plan retraite (25%)

 

Une profession qui a évolué

«  Auparavant, nos métiers de l’audit et du contrôle internes étaient perçus comme purement techniques traitant exclusivement de sujets comptables et financiers. Aujourd’hui, l’expérience en audit et/ou contrôle internes est considérée comme une véritable formation complémentaire, permettant d’acquérir une très bonne connaissance des processus de l’entreprise et donc d’évoluer vers des directions opérationnelles ou financières », explique Philippe Mocquard, délégué dénéral de l’IFACI.

La diversité des sujets traités et la vision globale qu’offrent ces métiers sont de réels facteurs de motivation, loin devant la rémunération qui figure parmi les facteurs les moins cités dans cette enquête. Autre point marquant soulevé ici : les opportunités de progression et la possibilité de travailler à terme avec les dirigeants de l’entreprise qui comptaient parmi les « moteurs » de ces collaborateurs en 2008 n’en font plus - ou moins - partie en 2012. Priment aujourd’hui la vision globale de l’entreprise (plébiscitée par 83 % des contrôleurs et 70 % des auditeurs !) ainsi que la diversité des sujets traités (pour 50 % des auditeurs et des contrôleurs internes).

Principaux facteurs de motivation

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