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En 2009, osez dire « NON » !

Par Célia Badet le | Réagir | soyez le premier à réagir

Que ce soit dans un cadre professionnel ou dans un cadre personnel, nous nous laissons bien souvent submerger par les demandes, les sollicitations extérieures, sans parvenir à y renoncer. Pourquoi ? Alors qu’à priori, dire « non » semblerait être la solution la plus simple ? Qu’est-ce qui se joue dans cette affirmation du « non » pour nombre d’entre nous ?

Nous avons tous de bonnes raisons de toujours dire « OUI » car: « Si je dis non… »...

  • « j’ai peur de décevoir »
  • Lorsqu’on émet une demande, nous devons nous attendre à un oui ou à un non, sans porter de jugement sur la réponse qui nous sera donné.
  • « J’ai peur de paraître incompétent(e) »
  • La compétence est une capacité reconnue dans un domaine, et n’est pas synonyme de disponibilité totale ou de surpuissance. Dire « non » signifie aussi assumer sa mission avec lucidité et rigueur.
  • « j’ai l’impression d’être moins utile, de ne pas exister »
  • Chaque être humain n’a pas à prouver à justifier, ni à « mériter » sa valeur, son existence. Elle est évidente, c’est un fait. Dire non ne remet pas en cause la personne que l’on est, même si cela peut déranger.
  • « j’ai peur du conflit que cela peut entraîner »
  • Dire « non » ne signifie pas « rejeter » l’autre, ni forcément s’opposer. « Non » est simplement une réponse à une question, liée à un contexte donné, et à un sujet précis, et ne remet pas en cause le lien professionnel ou affectif qui relie deux personnes.
  • « je ne satisfais pas celui qui me fait la demande »
  • Et alors ? Nous ne pouvons donner satisfaction à tout le monde, tout le temps. D’ailleurs, est-ce que notre entourage nous apporte toujours satisfaction à nous ? Est-ce que ce serait réaliste ? Est-ce que ce n’est pas lorsqu’on le veut vraiment qu’on donne le mieux ?
  • « Les autres ne vont plus m’aimer »
  • Nous ne sommes pas dans ce monde uniquement pour être aimé de tous ou pour aimer tout le monde. Au travail, je ne suis pas là pour aimer les autres ou me faire aimer des autres, mais pour réaliser ma mission, dans les conditions les plus favorables possible pour moi et mon entourage. L’affectif n’a pas sa place partout tout le temps, au risque d’être en décalage dans certains contextes, et notamment dans le contexte professionnel. Encore une fois, nous n’avons pas à « acheter » l’amour de l’autre par nos actes ou nos réponses, ni même à le mériter.

Au travail, lorsqu’un collègue nous demande : « peux-tu traiter ce dossier pour lundi ? », il n’est pas en train de nous dire : « si tu veux que je t’aime, traite ce dossier pour lundi » ou encore : « si tu m’aimes, traite ce dossier pour lundi ». N’est-ce pas ?

  • « je ne vais plus avoir de reconnaissance » etc…

La reconnaissance a lieu en général lorsque nous avons fait du bon travail. Et pour cela, nous avons de bonnes raisons de dire « NON ».
Il est donc important avant de donner une réponse positive ou négative d’intégrer dans les paramètres de décision : nous-mêmes et les critères concrets qui le justifient ! « Est-ce bon pour moi : en terme de temps ? De valeur ? D’espace ? De disponibilité ? D’efficacité ? D’envie ? De priorité ? De compétence ? De plaisir ? De satisfaction ?

Bien souvent, lorsque nous disons « OUI » alors que nous optons intérieurement et secrètement pour le « NON », nous perdons beaucoup d’énergie à effectuer ce que nous nous sommes engagés à faire. Cela devient beaucoup plus couteux en temps, en effort. D’ailleurs, cela est fait peut-être à moitié, ou avec du retard, ou en priorité secondaire. Il y a donc aussi un cout pour l’autre qui aura peut-être un service qu’à moitié rendu.
Ainsi, prenons nos responsabilités ! Qui n’a jamais reproché à son entourage proche de trop lui en demander ? Qui ne s’est jamais plaint d’être « débordé » alors que personne ne lui a jamais forcé la main?

Dire « OUI » ou « NON » nous engage, et doit être la résultante d’un choix qui nous est propre et basé sur des critères contextuels, concret et personnels. Notre entourage ne décide pas pour nous, et ne peut donc pas être responsable de nos choix, ou de nos « non-choix » !
Et si vous testiez ? Et si aujourd’hui vous vous reconnaissiez par ce que vous êtes et non par ce que vous faites ?

Aujourd’hui :

  • Avant de donner une réponse, je demande un délai de réflexion
  • Je mesure pour moi et pour mon travail la portée de chaque réponse possible
  • Je me demande si c’est bon pour moi, si c’est utile, important, quel est l’enjeu…
  • Je me base sur les faits, le concret de ce qu’implique la question
  • Et je me donne la permission de répondre en fonction de moi, de donner une vraie réponse.

Que constatez-vous après cela ? Que 2009 soit une année pleine de sérénité et de véritables CHOIX !

Célia Badet

Coach certifiée

Directrice associée

C puissance 3 : www.cpuissance3.fr

Célia Badet

Passionnée par l’échange et l’accompagnement, j’oriente ma vie professionnelle vers l’Humain dans la sphère économique. En tant que Coach, j’interviens au niveau national auprès des entreprise souhaitant analyser puis agir au niveau du capital humain, auprès des personnes en mobilité professionnelle (Cadres, managers, dirigeants, créateurs, cédants et repreneurs d’entreprises). Je construis avec eux les bases de leurs projets, pour en définir une stratégie optimale associée à des actions concrètes leur permettant de les atteindre.   Directrice associée de C puissance 3 (Lille, Lyon, Avignon), cabinet de coaching & formation.

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