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Je sais ce qui est bon pour moi, mais je ne le fais pas…

Par CadresOnline le | Réagir | soyez le premier à réagir

Comment expliquer que nous résistions à nous faire du bien ? Cela aurait à voir avec l’estime que l’on se porte. En effet, pour quelle bonne raison investir de l’intelligence, de l’énergie, du temps et des efforts pour une personne qui ne le vaudrait pas ?

Et puis, il y a plus « facile »…

Les diversions ne manquent pas : il est possible de se distraire sans discontinuer, de manger sans fin et sans faim, de tricher avec son corps de manière mécanique, chimique, chirurgicale, de jouer des personnages, de s’entourer d’objets et de personnes qui donnent le change, etc.

Ces gratifications instantanées sont souvent bien plus attirantes que les solutions rationnelles… Elles ont un effet anxiolytique qui peut apaiser mais seulement sur le moment… Il ne s’agit pas ici de cracher sur le plaisir… mais de se demander quel plaisir et aussi à quel rythme.

Ainsi, cette facilité est peu productive. Elle ne fait que repousser une possible prise de conscience, une remise en question, la construction d’une meilleure écologie pour soi et pour les autres. …

Et s’il était plus utile d’apprendre à se respecter ?

Mais parfois nous nous disons que nous ne méritons pas de nous faire du bien.

Peut-être que nous n’avons pas appris dans notre enfance à nous considérer comme un individu valable, aimable, digne de respect.

Peut-être que nous ne savons pas comment faire. Et il est vrai que nous ne naissons pas porteur de tous les savoirs : il y a alors des manques éducatifs à combler, des apprentissages à faire.

Peut-être avons-nous des croyances qui nous limitent : comme quoi le bonheur serait égoïste, indécent, voire coupable, que vivre « en grand » ce serait souffrir…

Peut-être que nous nous contentons de simulacres, d’une pensée magique qui nous permet d’éviter une réelle implication : c’est le régime miracle à court terme plutôt qu’une alimentation équilibrée à long terme, c’est l’achat d’une voiture comme affichage de soi plutôt que l’investissement dans un travail de construction de l’estime de soi…

Peut-être que nous sommes devenus dépendants de nos systèmes de compensation, à tel point que la remise en question semble impossible. Nous ne pensons plus savoir vivre sans manger, acheter, boire, nous anesthésier, travailler, trop ou n’importe comment… Nos comportements sont devenus notre identité.

Peut-être que… (à votre tour !)

Comment évoluer ?

Le changement promet mille découvertes sur le monde, sur les êtres et sur soi, des rencontres, des points de vue qui surprennent, des possibilités nouvelles, des ressources inespérées qui se révèlent.

C’est aussi une période d’incertitude : les repères, les habitudes, l’aisance avec laquelle nous nous mouvions dans notre vie ont disparu. Notre angle de vision change et notre perception de la réalité aussi. Nous éprouvons alors des émotions différentes avec des intensités parfois étonnantes, à un rythme plus soutenu : parfois nous en sommes tout étourdis !

Nous changeons et le regard que les autres portent alors sur nous n’est plus le même. Dans cette réinvention de nous-mêmes, nous renonçons à être reconnus pour ce que nous étions et cela nous déstabilise. Nous sommes en train d’apprendre à assumer ce que nous devenons.

Et puis, même dans le plus grand des changements, voilà que cela se stabilise. Nous retrouvons des certitudes, des repères, des habitudes. Nous savons de mieux en mieux faire, de mieux en mieux être. Nous avons changé, nous avons mûri.

Chaque personne crée son propre chemin, mais il y a tout de même des stratégies utiles dans ce retour à soi. Par exemple, en 5 points :

  • S’observer. Comment est-ce que je fonctionne ? Sortir de la torpeur de la routine quotidienne pour devenir l’observateur de soi-même : qu’est-ce que je fais, dis, pense, ressens et comment ?
  • Repérer quelles sont mes marges de manÅ“uvre et décider là de faire un premier test, de créer un premier changement.
  • Agir. Avec un plan de mise en action, avec du soutien, avec du courage aussi ! ;-)
  • Ce que cette action a produit pour corriger ou éliminer ce qui n’a pas fonctionné mais, aussi, répéter tout ce qui a fait du bien, tout ce qui a été utile !
  • Vous remercier, vous féliciter, vous récompenser : vous estimer, quoi ! Les coachs sont des spécialistes de ces stratégies d’évolution personnelle. Avancer sur le plan de l’estime de soi a des répercussions dans tous les domaines, dans le couple, la famille, dans les relations sociales et professionnelles. Prendre rendez-vous avec un coach peut être une première étape de reconnaissance de soi.

Nous vous souhaitons d’accueillir le printemps avec légèreté !

Sylvie Baille Coach, formatrice et co-dirigeante de Coach Académie, en partenariat avec le cabinet C puissance 3

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