Des droits de l’homme, la liberté individuelle constitue un pilier, mais qu’en est-il dans le monde de l'entreprise ? Quand le code du droit du travail réunit vie privée et vie professionnelle, il vaut mieux savoir à quoi s’en tenir pour éviter de mauvaises surprises. Découvrez tous vos droits mais aussi obligations au travers d'affaires jugées en matière de liberté individuelle au travail.
Une étude du Trades Union Congress (TUC), l'organisation fédératrice des syndicats britanniques, vient de paraître jugeant « excessive » l'interdiction complète des réseaux sociaux en entreprise.
Une étude du Trades Union Congress (TUC), l'organisation fédératrice des syndicats britanniques, vient de paraître jugeant « excessive » l'interdiction complète des réseaux sociaux en entreprise.
Mais avant d'aller plus loin, un petit peu de vocabulaire s'impose.
Qu'est-ce qu'un « réseau social » ?
Un « réseau social » est un site qui utilise les outils les plus avancés du web (2.0) et les combine pour permettre à des personnes d'interagir entre elles.
Les précurseurs en la matière sont MysSpace avec plus de 200 millions d'inscrits ou encore Facebook qui est le site qui monte avec plus de 40 millions d'inscrits.
Se pose donc désormais la question de savoir si une entreprise peut interdire totalement à ses salariés l'accès à ce type de sites ?
Bien évidemment, surfer sur ce type de sites lorsqu'on est au bureau n'est pas « professionnel », et le salarié le sait pertinemment.
Néanmoins, les entreprises doivent-elles pour autant bannir totalement leurs connexions aux réseaux sociaux ?
C'est à cette question, d'actualité, que vient de répondre le TUC en publiant quelques conseils, destinés à la fois aux employeurs et aux salariés.
Pour John Wood, porte-parole du TUC, « dans le passé, les employeurs ont toujours toléré une certaine utilisation du web par leurs salariés, et il n'y a aucune raison que cela change ».
Il ressort de cette étude que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire appel à des outils logiciels sophistiqués afin d'empêcher leurs salariés d'accéder aux réseaux sociaux.
Un sondage réalisé par Sophos PLC auprès de 600 personnes révèle que 43% d'entre elles observent un blocage complet vers Facebook, alors que 7% constatent que seules les demandes d'accès liées à l'activité de l'entreprise sont acceptées.
Parmi les 50% restant, 8% des personnes interrogées considèrent que si leur entreprise n'a pas encore procédé à ce type de restriction, c'est uniquement par crainte de la réaction des salariés.
Toutefois, la peur des entreprises est légitime.
Les entreprises estiment en effet à juste titre qu'en donnant libre accès à ce type de sites à leurs salariés, leur productivité baisserait.
Mais leur réelle crainte est d'un autre niveau, celui de voir apparaître des informations confidentielles circuler sur Internet.
Forte de ces sondages, le TUC préconise donc, l'adage suivant : plutôt que de punir, il est préférable de mettre en place une politique de bonne conduite « clairement définie, mais ouverte » concernant l'utilisation de tels sites.
Selon le TUC, cette étape est cruciale car « l'appartenance à un réseau social est en passe de devenir la norme ».
Affaire à suivre
Céline Attal-Mamou
Céline Attal-Mamou, juriste au sein du département droit social du cabinet Bensoussan, commente régulièrement l'actualité des Conseils de prud'hommes et Cours ainsi que la réglementation sur l'ensemble du droit social.
Certains termes ou expressions techniques du droit du travail peuvent nécessiter des explications. Toutes les chroniques abordées en partenariat avec le cabinet Alain Bensoussan Avocats vous apporteront des réponses pratiques sur des thématiques variées : période d'essai, congés, élections, licenciement...
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