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Quelles possibilités d'évolution pour les chefs de projet informatique ?

Par Sylvie Laidet le | Réagir | soyez le premier à réagir

Mangement, expertise, business development… les possibilités d’évolution des chefs de projet informatique sont multiples et variées en fonction de leur appétence pour plus ou moins de technique.

Des projets de plus en plus importants

Évidemment tout dépend de l’organisation et de la taille de l’entreprise, mais un chef de projet informatique (CPI) de premier niveau doit d’abord faire ses preuves pendant 3 à 4 ans avant d’obtenir des responsabilités. « Après, il peut par exemple prendre en main des projets plus importants, avec des budgets et des équipes à gérer plus conséquents », observe Carole Menguy, cofondatrice de WiserSkills, start-up spécialisée dans la cartographie des compétences. Chez Equinix, entreprise spécialisée dans les data centers, les CPI peuvent par exemple prendre en charge un projet avec une dimension plus internationale. Au sein de la filière technique de la société d’ingénierie Alten, un chef de projet informatique passe en moyenne 5 années au niveau 1 avant d’atteindre le niveau 2. « Un CP niveau 2 conserve une mission technique et manage des chefs de projet de niveau 1 », illustre Xavier Ridet, responsable de la direction des carrières ingénieurs chez Alten.

 

De l’encadrement d’une grosse équipe

Cette évolution vers du management d’équipes importantes n’est évidemment pas donnée à tout le monde. Une appétence pour la gestion des ressources humaines et un leadership certain sont indispensables. Selon les employeurs, ces postes sont baptisés directeur de programme, directeur de domaine, directeur de département, etc. Illustration : un chef de projet informatique peut par exemple devenir responsable du système d’information du département financier, logistique, marketing… Sa bonne compréhension d’un métier, de la technique et des modes de travail des chefs de projet informatique, lui donnent toute légitimité pour encadrer une équipe composée à la fois de chefs de projet informatique et de chefs de projet métier. Dans les grandes organisations, ces évolutions managériales peuvent conduire au poste de directeur technique. « Le staff actuel de notre direction technique est composé de consultants ayant gravi les échelons de chef de projet de niveau 1 puis 2, de directeur de projet 1 et 2 », explique Xavier Ridet. Dans les start-up, on les retrouve comme CTO, chief technology officer.

Lire aussi : Chef de projet informatique : quelles compétences développer en 2017 ?

 

De l’expertise pour les plus férus de technique

Pour ceux que le virage managérial n’intéresse pas, il est tout à fait envisageable de s’orienter vers davantage d’expertise technique. « Qu’il s’agisse du cloud, des données, de la cyber sécurité ou encore de la blockchain, les grandes entreprises mais aussi les PME sont aujourd’hui friandes de ces spécialistes », détaille Carole Menguy de WiserSkills. Pour y parvenir, une veille technologique permanente est obligatoire.

 

Un virage vers le business

Quatrième évolution possible vers le côté commercial de la force. « En devenant business manager, ou ingénieur avant-vente, le chef de projet informatique conserve sa casquette technique mais accompagne les commerciaux afin de proposer les solutions techniques les plus adaptées aux besoins des clients », détaille Fatima Elalam, responsable du recrutement chez Equinix. Chez Alten, ce changement de métier, et donc de posture des chefs de projet informatique, s’accompagne d’une formation dédiée, le programme Amplify. Ce dispositif d’accompagnement composé de coaching, de formations en ligne ou présentielle… vise à développer les compétences et les savoir-faire et savoir être des aspirants business managers. « Enfin, il n’est pas rare de croiser des chefs de projet informatique issus d’ESN ou de grands groupes dans les forces commerciales des éditeurs de logiciels informatiques. Leur bonne compréhension des enjeux d’un secteur ou d’un métier leur donne une vraie valeur ajoutée sur le marché », conclut la cofondatrice de WiserSkills.

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